quarta-feira, 28 de outubro de 2020

Message de Mgr Marc Aillet // Mensagem de Mons Marc Aillet

 :

L’hypermédiatisation d’une parole prononcée par le Pape François sur la reconnaissance légale d’une « convivencia civil » – formule espagnole qu’il faudrait traduire plutôt par « cohabitation civile » que par « union civile » – pour les personnes de même sexe, a causé bien du trouble chez nombre de fidèles catholiques, prêtres et laïcs. Interpellé ces derniers jours sur la teneur de ce propos, il me semble opportun, comme évêque, d’apporter quelques éclaircissements.

Comme fils de l’Eglise et membre du Collège des évêques, placé sous l’autorité du Pape, il va sans dire que je renouvelle ici ma communion affective et effective au Successeur de Pierre, selon le serment de fidélité au Siège apostolique que j’ai prononcé, il y a douze ans, quand j’ai reçu la charge de l’épiscopat : « Avec une foi inébranlable, je crois tout ce qui est contenu ou transmis dans la parole de Dieu, et à tout ce qui est proposé par l’Eglise pour être cru comme divinement révélé, que ce soit par un jugement solennel ou par le magistère ordinaire et universel. J’embrasse aussi fermement et retiens pour vrai tout ce qui concerne la doctrine de la foi ou la morale et est proposé par cette même doctrine de façon définitive. Tout particulièrement avec un respect religieux de la volonté et de l’intellect, j’adhère aux doctrines énoncées par le Pontife romain ou par le Collège des évêques lorsqu’ils exercent le magistère authentique, même s’ils n’entendent pas les proclamer par un jugement définitif » (Code de Droit Canonique c. 833).

On comprendra ici qu’il y a divers degrés d’autorité de l’enseignement de l’Eglise qui entraînent différentes formes d’adhésion de la part des fidèles. Je dois adhérer dans l’obéissance de la foi à tout enseignement en matière de foi et de morale énoncé par le Pontife romain de manière solennelle, ex cathedra, c’est-à-dire lorsqu’il agit explicitement en tant que Pasteur et Docteur suprême de tous les fidèles : on dit qu’il jouit alors de l’Infaillibilité. Cette même infaillibilité réside dans le corps des évêques quand il exerce son magistère suprême en union avec le Successeur de Pierre. Les évêques jouissent encore de cette même infaillibilité, « lorsque, même dispersés à travers le monde, mais gardant entre eux et avec le successeur de Pierre le lien de la communion, ils s’accordent pour enseigner authentiquement qu’une doctrine concernant la foi et les mœurs s’impose de manière absolue » (Lumen Gentium n. 25) : c’est ce que l’on désigne sous le nom de Magistère ordinaire et universel. Les autres doctrines énoncées par le Pape et le collège des évêques, sans avoir pour autant de caractère définitif, pourvu qu’ils entendent exercer leur Magistère authentique, requièrent le respect religieux des fidèles.

Il ne s’agit pas ici d’un exercice du Magistère authentique du Pontife romain

Il convient d’abord de préciser que c’est dans le cadre d’un documentaire, au hasard d’une interview, que le Pape François a prononcé cette parole, relayée aujourd’hui par tous les médias. Or il semble s’agir d’un montage qui concentre en une seule phrase plusieurs passages séparés de l’interview. Et si le Pape a effectivement pu prononcer la parole ci-dessus, il n’a jamais légitimé pour autant le « mariage homosexuel », ni donné un statut aux familles homoparentales ; tout au plus demande-t-il aux parents de ne pas rejeter un enfant homosexuel qui a toujours besoin de sa famille.

Parce que ce propos semble prendre acte de l’évolution des mœurs et correspondre à une revendication de la société occidentale, les médias, ignorant les degrés d’autorité des interventions pontificales, rappelés dans le serment cité plus haut, croient pouvoir y discerner une révolution dans l’enseignement du Magistère. Pour autant, une telle parole n’a évidemment pas de caractère magistériel, ni dans la forme – il n’y exerce pas son Magistère authentique – ni dans le fond – et pour cause, puisque c’est en contradiction avec le Magistère ordinaire et universel. Le Pape François n’a d’ailleurs jamais prétendu imposer à l’assentiment des fidèles des propos de circonstance, ni leur donner le poids de son autorité de Successeur de Pierre, à qui le Christ a précisément confié la mission de confirmer ses frères dans la foi.

Tout en demeurant fidèle au Siège apostolique et en conservant a priori une attitude de bienveillance filiale par rapport à l’enseignement du Pape, et puisque le Magistère ordinaire et universel de l’Eglise n’est pas formellement engagé, il est donc légitime d’exprimer respectueusement son désaccord, pour autant que l’on puisse donner à l’expression « convivencia civil » le sens d’une reconnaissance des actes homosexuels.

Rigueur morale et miséricorde

Sans nul doute, le Pape a voulu exprimer ici l’attitude du Pasteur qui accueille tout homme, comme aimé de Dieu, quels que soient son histoire et ses comportements. Comme une Mère, l’Eglise exprime sa sollicitude pastorale pour tous et se refuse à juger les personnes, s’interdisant de réduire un homme ou une femme à ses actes. Pour autant, fidèle à l’enseignement du Père transmis par le Christ et le Magistère de l’Eglise, en matière de foi et de morale – « qui vous écoute, m’écoute » (Lc 10, 16), dit Jésus à ses apôtres –, elle ne peut jamais appeler bien ce qui est mal.  Elle a reçu mission de rappeler les grandes orientations de la Loi inscrite dans la nature de l’homme, par création et par grâce, non pour juger et condamner les personnes, mais pour leur indiquer un chemin de croissance vers un Bonheur qui consiste à conformer progressivement leur vie au dessein de Dieu, tel qu’il nous l’a révélé.

Comme l’écrit le Pape Saint Grégoire le Grand (+ 604), dans sa Règle Pastorale, à l’intention des évêques : « Il faudra donc veiller à ce que la tendresse montre aux siens, dans le pasteur, une mère, et la rigueur morale, un père ; il faut, avec tout le tact possible, s’arranger pour que la sévérité ne soit pas rigide, ni molle la tendresse. Comme nous l’avons dit dans les Morales, la rigueur de la règle (disciplina) et la miséricorde perdent beaucoup à être observées l’une sans l’autre (…) Le Bon Samaritain (cf. Lc 10, 33s) applique sur les blessures le mordant du vin et le réconfort de l’huile » (II, 6).

Ce que nous enseigne le Magistère ordinaire et universel de l’Eglise

       Le Catéchisme de l’Eglise Catholique (1992)

C’est pourquoi, quand le Successeur de Pierre donne à son enseignement le caractère du Magistère authentique, il ne peut pas contredire le Magistère ordinaire et universel de l’Eglise, rappelé par ses prédécesseurs de manière constante et tel qu’il est exprimé aujourd’hui dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique. Or à propos de l’homosexualité, on peut y lire : « L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que ” les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ” (CDF, décl. ” Persona humana ” 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas » (n. 2357).

Pour autant, le Catéchisme poursuit en s’interdisant de juger les personnes et en invitant au contraire à les accueillir avec respect et bienveillance : « Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition(n. 2358).

C’est dans ce sens que le Pape François s’était exprimé dans l’avion qui le ramenait de Rio de Janeiro, en juillet 2013 : « Si une personne est gay et cherche le Seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? Le catéchisme de l’Église catholique l’explique de manière très belle ».

L’identité d’un homme ou d’une femme ne tient pas à son orientation sexuelle, mais à sa dignité d’« image de Dieu », et en ce sens toujours aimé de Dieu et infiniment respectable. Si l’Eglise ne porte pas de jugement sur les personnes – « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés » (Lc 6, 37) – elle n’en pose pas moins un jugement sur la qualité morale des actes, sans enfermer jamais la personne dans ses actes, confiante dans la capacité de progrès de toute personne humaine, en vertu de sa liberté fondamentale qui ne peut jamais lui être déniée, sans la réduire complètement aux tendances qu’elle n’a effectivement pas choisies.

 Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (2003)

Dans une note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, du 3 juin 2003, signée par le Cardinal Joseph Ratzinger et approuvée par le Pape saint Jean Paul II, on peut lire en conclusion d’un argumentaire très fouillé du point de vue biblique, théologique, anthropologique et juridique : « L’Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l’union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société. Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanité. L’Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société » (Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, n. 11).

Exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia (2015)

Fidèle à l’enseignement de l’Eglise, le Pape François écrit dans son exhortation apostolique Amoris Laetitia : « L’Église fait sienne l’attitude du Seigneur Jésus qui, dans un amour sans limite, s’est offert pour chaque personne sans exceptions. Avec les Père synodaux, j’ai pris en considération la situation des familles qui vivent l’expérience d’avoir en leur sein des personnes manifestant une tendance homosexuelle, une expérience loin d’être facile tant pour les parents que pour les enfants. C’est pourquoi, nous désirons d’abord et avant tout réaffirmer que chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect, avec le soin d’éviter ‘‘toute marque de discrimination injuste » et particulièrement toute forme d’agression et de violence. Il s’agit, au contraire, d’assurer un accompagnement respectueux des familles, afin que leurs membres qui manifestent une tendance homosexuelle puissent bénéficier de l’aide nécessaire pour comprendre et réaliser pleinement la volonté de Dieu dans leur vie » (n. 250). Et en citant explicitement en référence la note de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, il précise : « Au cours des débats sur la dignité et la mission de la famille, les Pères synodaux ont fait remarquer qu’en ce qui concerne le « projet d’assimiler au mariage les unions entre personnes homosexuelles, il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille ». Il est inacceptable que « les Églises locales subissent des pressions en ce domaine et que les organismes internationaux conditionnent les aides financières aux pays pauvres à l’introduction de lois qui instituent le “mariage” entre des personnes de même sexe » (n. 251).

Le Pape est le premier gardien de la doctrine de l’Eglise

Je rappelle donc que le Pape François, dans cette interview, ne pouvait pas prétendre donner un contenu magistériel à l’opinion qu’il a ainsi émise. Il faut donc en relativiser la portée et ne pas se scandaliser que les médias s’en soient emparé, au risque de mettre de la confusion et de la division au sein du peuple chrétien et au-delà.

C’est donc pour le moins un malentendu, quand les médias croient y discerner une expression de l’autorité suprême de l’Eglise. Il est utile de rappeler, contrairement à ce que j’ai entendu d’un journaliste sur France Info, que ce n’est pas le Pape qui fait la doctrine de l’Eglise, il est seulement le premier à avoir mission de veiller sur la foi catholique reçue des apôtres. Et s’il peut se faire qu’il soit amené à proclamer ex cathedra un nouvel enseignement à proposer à la foi des fidèles, ce ne peut être que dans des conditions très précises et en cohérence avec la Parole de Dieu écrite et transmise fidèlement par le Magistère bimillénaire de l’Eglise.

Comme le Pape Benoît XVI l’exprimait de manière si lumineuse dans l’homélie qu’il prononça pour prendre possession de sa cathèdre d’évêque de Rome, à St Jean du Latran, le 9 mai 2005 : « L’autorité d’enseigner, dans l’Eglise, comporte un engagement au service de l’obéissance à la foi. Le Pape n’est pas un souverain absolu, dont la pensée et la volonté font loi. Au contraire : le ministère du Pape est la garantie de l’obéissance envers le Christ et envers Sa Parole. Il ne doit pas proclamer ses propres idées, mais se soumettre constamment, ainsi que l’Eglise, à l’obéissance envers la Parole de Dieu, face à toutes les tentatives d’adaptation et d’appauvrissement, ainsi que face à tout opportunisme (…) Ainsi son pouvoir ne se trouve pas «au-dessus», mais il est au service de la Parole de Dieu, et c’est sur lui que repose la responsabilité de faire en sorte que cette Parole continue à rester présente dans sa grandeur et à retentir dans sa pureté, de façon à ce qu’elle ne soit pas détruite par les changements incessants des modes ».

Conclusion

Ne nous laissons donc pas intimider par l’insistance et la frénésie avec lesquelles les médias ont diffusé cette parole isolée du Pape François, dont le contexte a été si légèrement traité. On aimerait qu’ils diffusent avec la même insistance d’autres paroles du même Pontife romain qui heurtent de plein fouet la mentalité du monde, par exemple quand il condamne sans concession le drame de l’avortement et dont les occurrences sont si répétitives dans son enseignement.

On voit donc, pour conclure, que dans le traitement de cette information, les médias font preuve, au mieux, d’une ignorance sur les degrés d’autorité de la parole pontificale, au pire d’un acquiescement servile aux idéologies à la mode, sans doute sous la pression de lobbies extrêmement organisés et agressifs, qui prétendent imposer à l’Eglise un changement de sa doctrine constante.
L’hypermédiatisation d’une petite phrase, faisant caisse de résonnance, ne saurait en aucun cas donner un quelconque poids d’autorité à la parole du Pape.

 

terça-feira, 27 de outubro de 2020

“Preparei-me para morrer…”

 Padre Pier Luigi Maccalli esteve sequestrado dois anos e oito meses

“Preparei-me para morrer…”

Foi libertado há três semanas no Mali depois de ter sido sequestrado no

Níger, em Fevereiro de 2018. Na primeira grande entrevista já em Itália, o

padre Pier Luigi recorda como tudo se passou. O rapto, o dia-a-dia em

cativeiro, o silêncio do deserto, as ave-marias rezadas com um terço feito

de cordas, e a libertação. Foram cerca de mil dias sob a ameaça de

jihadistas. Um tempo impossível de esquecer...


Em cerca de trinta minutos, o padre Pier Luigi Maccalli fala, perante as câmaras de TV

do programa “La minute interview”, da Sociedade das Missões Africanas, do tempo de

sequestro às mãos de um grupo terrorista no Mali. Libertado há três semanas, o

missionário italiano, de 59 anos de idade, reconhece estar ainda “um pouco confuso”

com tanta alegria e emoção”. O rapto aconteceu a 17 de Setembro de 2018. Estava em

casa, na paróquia, em Bomoanga. Ouviu barulho, foi investigar e deparou-se com

homens armados. “Gritei, foi uma confusão.” Amarraram-lhe as mãos. Era o começo

do cativeiro que iria prolongar-se até Outubro de 2020. “Preparei-me para morrer,

mas disse para mim que talvez não fosse o caso. Respeitavam-me. Era o velho,

chamavam-me ‘shébani’ – o velho – o objectivo era mais converter-me ao Islão.” Ao

fim de algum tempo, o padre Pier Luigi foi perdendo noção do local onde se

encontrava. “A zona era deserta… sem nada… e eu pensava: ‘onde vamos? Onde

estamos?’ E aí chorei.” (…) Senti-me perdido. Foi um momento de angústia e disse:

‘Senhor, onde estás?’” Apesar de tudo, o padre Pier Luigi sentia o conforto da presença

de Deus. “Estava… perdido. Mas, graças a Deus, nunca me senti abandonado. Sim,

gritei com Deus, zanguei-me com Ele, mas sentia que Ele estava presente e que podia

falar com Ele porque foi a Sua presença que me susteve em todas as horas.” No

cativeiro havia algumas rotinas. “O tempo era longo”, diz o missionário italiano. E

começava com o raiar do sol. “Quando me tiravam as correntes que tinha nos pés

durante a noite, levantava-me, fazia uma pequena ‘toilette’, podia andar um pouco,

rezava o terço que tinha feito com uma corda, depois ia aquecer água, tínhamos uma

pequena reserva de cebolas e outras coisas para cozinhar, e pronto, cuidávamos do

lume e tínhamos… havia um outro refém – Nicolas – trocávamos algumas palavras,

havia sempre qualquer coisa a dizer…”

A libertação


Almoçavam cedo, descansavam do calor debaixo de alguma árvore… “Nunca tivemos

outro tipo de abrigo…” “A tarde era ainda mais longa…” Depois, no serão, “rezava mais

um terço até ao pôr-do-sol… o sol nascia, o sol punha-se, a noite era sempre um céu

estrelado lindo, sobretudo no Sara, no deserto… e falávamos com as estrelas, punham-

nos as correntes e esperávamos pelo dia seguinte.” O anúncio da libertação aconteceu

no dia 6 de Outubro. Dois dias depois, deixou o acampamento. “Fomos ter a um lugar

com arbustos e aí encontrámos Sophie Petronin, a refém francesa e o senhor Soumaïla

Cissé, um político do Mali que tinha sido raptado há seis meses.” Dali até ao aeroporto

de Tessalit ainda apanharam uma tempestade de areia e chuva. No aeroporto estava já

um avião militar que levou até Bamako, a capital do Mali, o padre Pier Luigi e o outro

ex-refém italiano. Chegaram a Roma na quinta-feira, 8 de Outubro. Nessa manhã o

padre Pier Luigi voltou a celebrar a Eucaristia. Na entrevista, Pier Luigi Maccalli

agradece a solidariedade e as orações de todos pela sua libertação. E pede para se

continuar a rezar pois há outras pessoas em cativeiro. É o caso da irmã Gloria Narvaez

Argoti. A libertação do padre Pier Luigi foi uma vitória do bem contra o mal. Uma

vitória que tem de nos comprometer cada vez mais no apoio a estas comunidades

cristãs acossadas por terroristas, vítimas de violência. Ajudar estes sacerdotes, estas

irmãs, estes cristãos é a melhor maneira de agradecermos a coragem do padre Pier

Luigi nestes dois anos e oito meses de cativeiro.

Paulo Aido | www.fundacao-ais.pt

segunda-feira, 26 de outubro de 2020

MOÇAMBIQUE: “Situação já era calamitosa, hoje não sei como classificar” diz Bispo de Pemba face aos deslocados de Cabo Delgado

 


Fundação AIS - Departamento de Informação

Anexosquinta, 22/10, 12:29 (há 3 dias)
para Fundação

MOÇAMBIQUE:

“Situação já era calamitosa, hoje não sei como classificar” diz Bispo de Pemba face aos deslocados de Cabo Delgado

Lisboa, 22 de Outubro de 2020 | PA

 

Nos últimos dias, especialmente desde o final da semana passada, tem havido um aumento significativo do número de pessoas em fuga dos grupos armados que continuam a espalhar violência e morte na província de Cabo Delgado, nomeadamente na região de Macomia.

Ontem, quarta-feira, dia 21, o Bispo de Pemba, D. Luiz Lisboa, e o Bispo de Lichinga, D. Anastásio Canira, testemunharam a chegada em massa de deslocados ao bairro de Paquitequete, o principal ponto de desembarque dos deslocados na cidade capital de Cabo Delgado.

D. Luiz Lisboa reconheceu estarem a chegar “inúmeros barcos”. Só no dia de ontem foram pelo menos oito e vinham sobrelotados. “A situação já era calamitosa e hoje não sei como classificar…”, disse ainda o prelado, numa mensagem divulgada pela Diocese de Pemba em que apelava à solidariedade de todos.

Por seu turno, o Bispo de Lichinga afirmou-se “muito impressionado” com a situação, que referiu ser “muito traumática” e que “ultrapassa as capacidades humanas para acolher toda a multidão que está a fugir…”

Esta é uma realidade que se vem repetindo nos últimos tempos. O Padre Fonseca Kwiriwi, um dos responsáveis pela comunicação da Diocese de Pemba, afirma, à Fundação AIS, que “as coisas continuam feias” na região, e que “cresce cada vez mais” o número de deslocados que procuram acolhimento junto dos principais centros urbanos.

De facto, a cidade de Pemba transformou-se num desses portos de abrigo. Barcos sobrelotados, normalmente com mulheres e crianças, têm chegado a esta cidade costeira agravando uma situação já muito frágil do ponto de vista humanitário.

Há pessoas que têm chegado a Pemba “em péssimas condições”, descreve o sacerdote explicando que, num dos grupos de deslocados, registou-se o caso dramático de “uma mulher que deu à luz na praia depois de desembarcar de um barco com muita gente…”

São pessoas em fuga dos constantes ataques que continuam a afligir a região de Cabo Delgado apesar do esforço das autoridades no combate aos “insurgentes”, como localmente são conhecidos os grupos armados que reivindicam pertencer ao Daesh, o Estado Islâmico.

“A região costeira de Macomia sofreu nesses dias alguns ataques, sim…”, explicou, ao telefone, o Padre Fonseca. De facto, apurou a Fundação AIS, há relatos de incidentes em Mucoio, Guludo, Naude, Pangane e Magaje, entre outras localidades.

Ao contrário do que aconteceu por exemplo em Agosto, quando os terroristas atacaram o ocuparam a zona portuária da cidade de Mocímboa da Praia, desta vez a táctica é diferente.

Agora, explica o sacerdote da Diocese de Pemba, “não se fala de conquista, fala-se só de ataques e não ocupação total como haviam feito em Mocímboa da Praia”. O Padre Kwiriwi Fonseca diz que “são só ataques e eles fogem”. “Acredito haver agora bastante presença das Forças de Defesa e Segurança de Moçambique. Por isso eles só atacam e fogem…”

E provocam também a fuga das populações. Desde sábado passado, dia 17 de Outubro, calcula-se que cerca de 3 mil pessoas terão fugido de suas casas, perdendo tudo o que tinham, por causa desses ataques dos grupos armados.

“Nós tínhamos 250 mil deslocados mas agora são mais de 300 mil deslocados”, diz o Padre Fonseca à Fundação AIS. “Ou seja, está cada vez mais em crescendo.” Perante esta situação, houve a necessidade de mobilização de meios para o acolhimento destas pessoas.

“Houve já a definição de uma aldeia, uma espécie de assentamento para todos aqueles que estão nos enormes acampamentos de Metuje perto de Pemba”, explica o responsável de comunicação da Diocese. “Por estes dias – acrescenta –, a Caritas está no terreno fazendo a distribuição de alimentos. Essa notícia já é oficial: a Caritas está no terreno fazendo a distribuição enquanto o governo já providenciou lugar de alojamento definitivo para que essas pessoas já terem as suas próprias casas.”

Perante o aumento no número de deslocados, torna-se cada vez mais urgente mobilizar recursos para a Diocese ter também meios para socorrer com um mínimo de eficácia tantas pessoas de mãos vazias.

O Padre Fonseca deixa, por isso, um apelo à Fundação AIS. “Na medida em que aumenta o número de deslocados aumentam as necessidades. A campanha está aí circulando e alguns benfeitores estão com certeza a responder positivamente mas a Igreja continua ainda com necessidades e está de braços abertos para qualquer um que queira canalizar ajuda para a Diocese de Pemba por meio da Caritas Diocesana.”

De facto, a Fundação AIS está a promover uma grande campanha de ajuda para a Diocese de Pemba. Uma campanha que está a decorrer no nosso país, com uma assinalável adesão dos benfeitores portugueses mas também a nível internacional com o envolvimento activo de diversos secretariados, nomeadamente o do Reino Unido.

 

 

Departamento de Informação da Fundação AIS | ACN Portugal

sábado, 24 de outubro de 2020

O JOVEM FRASSATI E O FUTURO PAPA

 


O JOVEM FRASSATI E O FUTURO PAPA
Termino hoje a divulgação dos jovens citados pelo Papa Francisco na Exortação Apostólica Cristo Vive. Embora haja por lá outros nomes de gente boa e santa, estes são treze, contei pelos dedos. Porque foram jovens que marcaram a diferença, ao apresentá-los tive duas intenções: rasgar horizontes no coração daqueles que andam à procura de vida com sentido e reiterar que, de facto, a santidade, sendo tarefa que não se pode delegar, é possível a todos, crianças, jovens e menos jovens, cada um pelo seu caminho e nas suas circunstâncias existenciais.
Pier Giorgio Frassati (Pedro Jorge) nasceu em Turim, em 6 de abril de 1901. Aí viveu e cresceu, a maior parte da vida, no seio de uma família abastada e da alta burguesia. Seu pai, Alfredo Frassati, era jornalista, fundador e dono do jornal "La Stampa". Foi embaixador em Berlim, demitiu-se quando Mussolini assumiu o poder. Sua mãe, Adelaide Ametis, era uma pintora famosa. Embora fosse educado cristãmente, a vivência da fé em família ficava muito aquém do que ele desejava. Sua mãe animava-o a comprometer-se nas dinâmicas da paróquia. Aí foi fazendo o seu caminho, em vida feliz e socialmente comprometida. Embora o pertencer às estruturas eclesiais não seja sinónimo de santidade e a maior parte dos batizados se santifique sem qualquer ligação a elas, Pedro Jorge, porém, espevitou nelas o seu crescimento espiritual e a sua ação apostólica. Conheceu a Ordem Terceira dos Dominicanos, a Ação Católica, o Apostolado da Oração, a Liga Eucarística, a Associação dos jovens adoradores universitários, os centros da Juventude Mariana Vicentina e a Conferência de São Vicente de Paulo. Tinha como passatempo favorito visitar os doentes e os casebres das periferias de Turim. Por isso, o ruído menos saudável dos seus amigos e familiares era música que ouvia mas não lhe desafinava os acordes da sua vida. E dizia: “Ao redor dos pobres e dos enfermos eu vejo uma luz particular que nós não temos”, ou: “Jesus faz-me visita cada manhã na Comunhão, eu restituo-a no mísero modo que posso, ou seja, visitando os pobres”. Porque levava às casas dos mais necessitados as mais variadas coisas, desde lenha e roupas a alimentos e móveis, porque gastava a mesada que a família lhe dava nestas atividades caritativas, os seus colegas chegaram a denominá-lo como a “Empresa de Transportes Frassati”.
A sua determinação neste compromisso social da caridade brotava da Eucaristia diária, da frequente adoração ao Santíssimo Sacramento, da palavra evangélica e da devoção a Nossa Senhora, cujos rosários ele oferecia a seus amigos e outros. O Papa Francisco comentou assim: “Pedro Jorge era um jovem que compreendera o que significa ter um coração misericordioso, sensível aos mais necessitados. Dava-lhes muito mais do que meras coisas materiais; dava-se a si mesmo, disponibilizava tempo, palavras, capacidade de escuta. Servia os pobres com grande descrição, não se pondo jamais em evidência (...) Imaginai vós que, no dia anterior ao da sua morte, gravemente doente, ainda se pôs a dar orientações sobre o modo como ajudar os seus amigos necessitados”.
Pedro Jorge, porém, tinha uma máxima: “A Caridade não é suficiente: precisamos de reformas sociais”. E para explanar os ensinamentos sociais do Papa Leão XIII, foi um dos fundadores do jornal “Momento”. Chegou a ter polémicas acesas com adeptos do Partido Fascista e esteve inscrito no Partido Popular Italiano. Na escolha do seu curso académico pesaram os objetivos que ele tinha para a sua vida. Como desejava trabalhar perto dos operários pobres, decidiu estudar Engenharia Industrial Mecânica, em Turim, com especialização em mineração, pelo facto de os mineiros serem os operários mais pobres de entre os explorados. Quando esteve em Berlim, em tempos que seu pai era Embaixador, conheceu, pessoalmente, o Padre Karl Sonnenschein, o "São Francisco alemão", e pôs a questão de vir a ser sacerdote. Logo deixou a ideia, achava que não tinha vocação.
A sua irmã Luciana era com quem ele partilhava a sua vida, sobretudo quando seus pais queriam exigir dele mais alguma coisa do que ele aparentava querer. Seu pai chegou a classificá-lo de “homem inútil” e à deriva, acompanhando pessoas que não estavam à sua altura. Pedro Jorge sorria, aceitava as repreensões de modo sereno, sabia lidar com os seus familiares, com os necessitados e com os da sua classe social. A todos amava e ajudava por igual. Gostava do teatro, da poesia, da arte, da música, da ópera, de visitar museus, recitava versos de Dante Alighieri de cor, escrevia com beleza e profundidade, amava o desporto, sobretudo o esqui e o montanhismo, escalou os Alpes e o Vale de Aosta, adorava as montanhas, extasiando-se a contemplar o ar puro e a beleza do Criação. Entre os escaladores, conheceu uma jovem pela qual mantinha uma paixão que não chegou a anunciar publicamente, quer para não embaraçar a jovem quer para não afrontar a sua família que não aceitaria bem este namoro por ela ser de classe social inferior. A brevidade da sua vida, porém, não lhe deu tempo para nos mostrar quais seriam os passos seguintes. Nesta sua maneira séria e divertida de estar na vida, chegou a fundar a “Sociedade de Tipos Estranhos” ou dos “arruaceiros”, cujos membros, “desonestos e vigaristas”, recebiam apelidos engraçados. O dele era “Robespierre”. Faziam excursões, contavam piadas, mas, sobretudo, aspiravam à amizade mais profunda fundada na oração e na fé.
São João Paulo II, junto do seu túmulo, testemunhou: “Também eu, na minha juventude, senti o benéfico influxo do seu exemplo e, como estudante, fiquei impressionado pela força do seu testemunho cristão”. Como Arcebispo de Cracóvia, e a propósito duma exposição que sobre Pedro Jorge ali havia sido levada a cabo, ele desafiou os jovens a ir ver e observar como aquele jovem das oito bem-aventuranças carregava consigo a graça do Evangelho, a alegria da salvação em Cristo. Aliás, na homilia da sua beatificação, voltou a destacá-lo como o “homem das bem-aventuranças” capaz de comunicar amor e paz e de testemunhar que “a santidade é possível a todos”. De facto, “a revolução da caridade pode acender no coração dos homens a esperança de um futuro melhor”.
No dia do enterro da sua avó, Pedro Jorge, com uma forte dor de cabeça, nem conseguia levantar-se da cama. Foi atingido por uma meningite fulminante. Faleceu cerca de quinze dias depois, em 4 de julho de 1925, com apenas 24 anos de idade. Milhares de pessoas participaram nas exéquias. Familiares e amigos ficaram estupefactos com a presença de tantos pobres de Turim que ele havia ajudado, material, social e espiritualmente. Seu pai ficou inconsolável e arrasado pelo vazio que a morte de Pedro lhe causara, ficou impressionado com a multidão presente, reconheceu que só compreendeu bem quem era o seu filho no momento em que o perdeu para sempre: "Não reconheço meu filho!", murmurou. Aos poucos, foi-se aproximando da fé numa conversão maravilhosa que muitos consideraram ser o "primeiro" milagre de Pedro Jorge. Seu pai veio a falecer em 1961.
Os restos mortais de Pier Giorgio Frassati, foram transladados do túmulo de família para a Catedral de Turim. As suas relíquias estiveram presentes na Jornada Mundial da Juventude, em Cracóvia, em 2016, como já tinham estado na de Sidney, em 2008. É amado e venerado em todo o mundo, desde a Patagónia à Polónia, das Filipinas à França, dos Estados Unidos à Austrália. Os testemunhos sobre ele são extraordinários, os sites a divulgar a sua vida são inumeráveis e dos quais também me servi par divulgar mais um pouco a sua vida.
Antonino Dias
Bispo de -Castelo Branco, 23-10-2020.

quinta-feira, 22 de outubro de 2020

ACADEMIA S. JOÃO PAULO II, Magno

 

              Hoje, dia 22 de Outubro, festa de S. João Paulo II, Magno, foi criada a ACADEMIA CULTURAL S. JOÃO PAULO II, MAGNO.






             MILITIA SANCTAE MARIAE – cavaleiros de Nossa Senhora

                        Priorado de S. Nuno de Santa Maria ( Portugal)

                        

                                                        

 

 

 

                            ACADEMIA CULTURAL S. JOÃO PAULO II, MAGNO

                                   Santo Patrono: S. JOÃO PAULO II, MAGNO                             

                                          Justificação

 

 

 

   A MILITIA SANCTAE MARIAE – cavaleiros de Nossa Senhora , Priorado de S. Nuno de Santa Maria ( Portugal) , desejando assinalar o 1º centenário do nascimento de S. João Paulo II, Magno – 18 de Maio de 1920 em Wadowice, Polónia –  fundou a ACADEMIA CULTURAL S. JOÃO PAULO II, MAGNO, como testemunho da enorme gratidão para com este santo Papa pelo muito que deu à Igreja e ao mundo em todos os domínios do humano.

  A MSM deseja, assim, estudar e divulgar os ensinamentos deste santo Papa polaco, ensinamentos tão profundos que nunca perderão o seu vigor e actualidade.

 

 

Statement of Bishop Thomas Tobin on the comments of Pope Francis Regarding Civil Unions ( USA)


  • Statement of Bishop Thomas Tobin on the comments of Pope Francis Regarding Civil Unions
    October 21, 2020
    The Holy Father’s apparent support for the recognition of civil unions for same-sex couples needs to be clarified. The Pope’s statement clearly contradicts what has been the long-standing teaching of the Church about same-sex unions. The Church cannot support the acceptance of objectively immoral relationships. Individuals with same-sex attraction are beloved children of God and must have their personal human rights and civil rights recognized and protected by law. However, the legalization of their civil unions, which seek to simulate holy matrimony, is not admissible
    .

Message de Mgr Marc Aillet // Mensagem de Mons Marc Aillet

  : L’hypermédiatisation d’une parole prononcée par le Pape François sur la reconnaissance légale d’une « convivencia civil » – formule espa...