sexta-feira, 4 de abril de 2025

Prière à Jésus flagellé, par l'Abbé Désiré-Hippolyte Pinart (1806-1854)

Pourrais-je, mon doux Sauveur, douter encore de votre Amour, quand je Vous vois tout couvert de plaies et tout en sang ? Non sans doute, car chacune de Vos plaies est un garant trop certain de l'Amour que Vous me portez. De chacune de Vos blessures sort une voix qui me demande Amour pour Amour. Une seule goutte de votre sang suffisait pour me sauver ; mais Vous voulez tout le donner sans réserve, afin que, sans réserve, je me donne tout à Vous. C'en est donc fait, je me donne tout à Vous ; acceptez-moi, et aidez-moi à Vous être fidèle. 

Ô Jésus couvert de plaies, voilà donc l'état dans lequel Vous ont réduit nos iniquités ! Ô Bon Jésus, nous avons péché, et c'est Vous qui êtes puni ! Que Votre immense Charité soit à jamais bénie, et Vous-même soyez aimé comme Vous le méritez, de tous les pécheurs, et de moi en particulier qui, plus que les autres, Vous ai méprisé. Oui, mon doux Sauveur, je Vous vois tout couvert de plaies ; je regarde Votre beau visage ; mais, hélas, il me paraît horrible, livide et tout souillé de sang et de crachats. Mais plus je Vous vois défiguré, ô mon Seigneur, plus Vous me paraissez beau et aimable.Et que sont en effet toutes ces choses qui Vous défigurent, sinon des marques de la tendresse de votre Amour pour moi ? 

Je Vous aime, Jésus, couvert de plaies et déchiré pour moi ; je voudrais aussi me voir déchiré pour Vous, comme tant de martyrs qui ont eu ce bonheur. Mais si je ne puis maintenant Vous offrir des plaies et du sang, je Vous offre du moins toutes les contrariétés qui m'arriveront ; je Vous offre mon cœur, et je veux Vous aimer le plus tendrement que je pourrai. Et qu'est-ce que mon âme doit désormais aimer avec le plus de tendresse, sinon un Dieu flagellé et épuisé de sang pour moi ? Je Vous aime, ô Dieu d'Amour ! Je Vous aime, Bonté infinie ! Je Vous aime, et ne veux cesser de dire, en cette vie et en l'Autre : Je Vous aime, je Vous aime ». Amen

quarta-feira, 26 de março de 2025

D’après Saint Euthyme (377 - 473)

Comment l’âme déplorera-t-elle sa vie coupable, et la multitude de ses péchés ?

Elle ne sait plus ce qu’elle doit dire à Marie, la très chaste ; la terreur la saisit, que le Ciel et l’Immaculée Elle-même viennent à son secours.

Comment confesser ses fautes, surtout les graves et les honteuses ? Qu’arrivera-t-il d’elle ? Que pensera le prêtre, se demande-t-elle ?

Vous au moins, ô Souveraine, Vous aurez pitié et douceur pour cette âme faible et même pécheresse. Quoiqu’elle ait marché dans la voie du péché, ô Vierge immaculée, quoiqu’elle n’ait pas convenablement trouvé le chemin du salut ; elle a recours à votre bonté : ne la méprisez pas aujourd’hui que son cœur se repent.

L’âme sérieuse pense sans cesse, ô très pure, à l’heure de sa mort et au terrible tribunal ; mais l’habitude du péché l’entraîne violemment à le commettre de nouveau ; portez-lui secours.

Le mortel ennemi de ceux qui cherchent le bien ayant vu combien elle est nue et sans défenseur, combien elle est éloignée des saintes vertus, il s’élance pour la dévorer.

Prévenez-le et écartez-le, ô grande Reine.

Ö douleur, par l’arrogance de son esprit, l’âme a eu le malheur de souiller en elle l’image de Dieu : hâtez-Vous, ô Vierge, d’accourir à son secours.

Alors que l’armée des anges tremble devant la puissance de votre divin Fils, l’âme pécheresse est sans crainte, elle se laisse submerger par le péché, et son cruel ennemi le démon se rit de son sort. Ö grande Reine, Vous au contraire, relevez l’âme en perdition, par votre main puissante.

Âme pécheresse et irréfléchie, le jugement est redoutable et le châtiment horrible et sans fin. Néanmoins, viens te prosterner devant la Mère de ton juge et de ton Dieu.

Ô Vierge sans tâche, cette âme remplie de ténèbres par ses nombreux péchés ; cette âme qui a perdu tout éclat, donnez-lui une fontaine de larmes, afin qu’elle efface ses péchés, guérisse ses plaies et obtienne la vie éternelle.


25 de Março, dia do DIREITO das crianças por nascer

MILITIA SANCTÆ MARIÆ

Cavaleiros de Nossa Senhora

Newsletter – Março 2025

O Instituto Internacional Familiaris Consortio é um sector de actividade da Militia Sanctae Mariae – cavaleiros de Santa Maria, vocacionado para proteger e defender as grandes e decisivas causas da Vida Humana e da Família. De carácter internacional, está presente no Brasil, França, Portugal e Reino Unido. Em comunhão com a Doutrina Social da Igreja, vincadamente centrado nas questões estruturantes e vitais referidas. O seu guia de acção é Exortação Apostólica “Familiaris Consortio” de S. João Paulo II, Magno, bem como a Encíclica, do mesmo Papa, “Evangelium vitae”.

Num momento em que o DIREITO À VIDA está fortemente ameaçado nunca será demasiado insistir-se de que a vida humana nem é referendável nem objecto de destruição mesmo legalmente aprovado em instâncias legisladoras nacionais ou internacionais.

Um dos documentos magisteriais católicos mais importantes e fundamentais para se conhecer o valor da vida humana é sem dúvida a Encíclica de S. João Paulo II Magno, datado de 25 de Março de 1995 e estamos a referir-nos à EVANGELIUM VITAE, sobre o valor e significado da vida humana. Assim, no dia em este notabilíssimo documento celebra 30 anos, como poderíamos não assinalar a efeméride? Se o não fizessemos, estaríamos a trair as nossas finalidades principais.

Vem, pois, a propósito, recordar a EVANGELIUM VITAE e tentar suscitar em todos a vontade de a (re)ler, difundir e aplicar os ensinamentos de S. João Paulo II Magno em todos os ambientes culturais a começar pelas escolas, paróquias, movimentos familiares, entre outros.

Nesta notável e atemporal Encíclica, S. João Paulo II Magno escreveu, com repro à nossa inquietação: 

“Como não pensar na violência causada à vida de milhões de seres humanos, especialmente crianças, constrangidos à miséria, à subnutrição e à fome, por causa da iníqua distribuição das riquezas entre os povos e entre as classes sociais? Ou na violência inerente às guerras, e ainda antes delas, ao escandaloso comércio de armas, que favorece o torvelinho de tantos conflitos armados que ensanguentam o mundo? Ou então na sementeira de morte que se provoca com a imprudente alteração dos equilíbrios ecológicos, com a criminosa difusão da droga, ou com a promoção do uso da sexualidade segundo modelos que, além de serem moralmente inaceitáveis, acarretam ainda graves riscos para a vida? É impossível registar de modo completo a vasta gama das ameaças à vida humana, tantas são as formas, abertas ou camufladas, de que se revestem no nosso tempo!

11. Mas queremos concentrar a nossa atenção, de modo particular, sobre outro género de atentados, relativos à vida nascente e terminal, que apresentam novas características em relação ao passado e levantam problemas de singular gravidade: é que, na consciência colectiva, aqueles tendem a perder o carácter de «crimes» para assumir, paradoxalmente, o carácter de «direitos», a ponto de se pretender um verdadeiro e próprio reconhecimento legal da parte do Estado e a consequente execução gratuita por intermédio dos profissionais da saúde. Tais atentados ferem a vida humana em situações de máxima fragilidade, quando se acha privada de qualquer capacidade de defesa. Mais grave ainda é o facto de serem consumados, em grande parte, mesmo no seio e por obra da família que está, pelo contrário, chamada constitutivamente a ser «santuário da vida». (E. v. nº 10 e 11)

Sim, há aspectos à vida humana que “levantam problemas de singular gravidade: é que, na consciência colectiva, aqueles tendem a perder o carácter de «crimes» para assumir, paradoxalmente, o carácter de «direitos», a ponto de se pretender um verdadeiro e próprio reconhecimento legal da parte do Estado e a consequente execução gratuita por intermédio dos profissionais da saúde. Tais atentados ferem a vida humana em situações de máxima fragilidade, quando se acha privada de qualquer capacidade de defesa. Mais grave ainda é o facto de serem consumados, em grande parte, mesmo no seio e por obra da família que está, pelo contrário, chamada constitutivamente a ser «santuário da vida».

Não nos dá que pensar?

Neste dia do DIREITO das crianças por nascer, 25 de Março, queremos ser uma das vozes dos mais frágeis entre os mais frágeis e desprotegidos, aqueles a quem não é dado o direito a nascer.

Pela VIDA HUMANA. Sempre e sem condições.

Braga, 25. Março.2025

O Presidente do IIFC/IFCI 


segunda-feira, 24 de março de 2025

Inspiré de S. Bernard


Vous avez appris la nouvelle de la part de l’Archange, Marie, et la manière dont il doit s’accomplir, l’un et l’autre merveilleux.
Réjouissez-vous, fille de Sion, tressaillez de joie, fille de Jérusalem.
Puisque Vous avez entendu cette parole de joie, nous souhaitons entendre de votre bouche l’heureuse réponse qu’appellent nos désirs, afin que tremblent d’allégresse nos os humiliés (Ps. 50.10). Vous avez appris l’évènement et Vous y avez cru ; aoutez foi également à la façon dont il s’accomplira. On Vous a dit que Vous concevriez un fils, non de l’homme mais du Saint Esprit.
L’Archange attend votre réponse : il va être temps qu’il retourne auprès de Dieu, Qui l’a envoyé.
Le monde entier, prosterné à vos genoux, se joint à cette prière ; car c’est à vos lèvres qu’est suspendue la consolation des misérables, le rachat des captifs, la délivrance des captifs, en un mot le salut de tous les enfants d’Adam. 

Hâtez-Vous de donner votre réponse. 

Ô Souveraine, prononcez cette parole qu’attendent la terre et les enfers et les cieux. Répondez bien vite à l’ange ou plutôt par l’ange, au Seigneur. Prononcez une parole et vous recevrez la Parole. Proférez votre parole et Vous concevrez la Parole divine. Émettez une parole éphémère et Vous posséderez la Parole éternelle.
Pourquoi tarder ? Pour trembler ?
Croyez, confiez-Vous et accueillez.
Humble, sachez être audacieuse ; réservée, n’ayez pas peur.
Il n’est pas question que votre simplicité virginale renonce maintenant à son habituelle prudence, mais voici bien la seule occasion où Vous ne devez pas craindre de Vous montrer présomptueuse.
La pudeur vous inspirait un louable silence, mais maintenant la ferveur doit Vous inciter à parler.
Vierge bienheureuse, ouvrez votre cœur à la foi, vos lèvres au consentement, votre sein au Créateur.
Le désiré de toutes les nations est là Qui frappe à votre porte.
Oh ! S’il allait passer son chemin tandis que Vous tardez, et s’il fallait recommencer à chercher avec angoisse Celui que votre cœur aimé. 

Levez-Vous, courez, ouvrez !
Levez-Vous par la foi, courez par la dévotion, ouvrez par le consentement.

domingo, 23 de março de 2025

JÉRÔME LEJEUNE - DEFENSOR DOS MAIS FRÁGEIS ENTRE OS FRÁGEIS

 

Pierde el Nobel y gana el Cielo: avanza la canonización del descubridor del «síndrome de Down»

Proceso de beatificación de Jerome Lejeune

Esta tarde, en Notre Dame, se cerrará la fase de investigación diocesana del proceso de beatificación de Lejeune, médico e investigador, padre de la genética moderna y mundialmente reconocido como descubridor de la trisomía 21, el sïndrome de Down. Y lo que es más importante, una vida de amor de Dios y santificación como padre de familia, en el desarrollo de sus actividades profesionales, familiares y científicas.

En 1969, Jérôme Lejeune estaba en «cresta de la ola», aclamado en todos los centros de investigación del mundo. Comienzan las campañas del aborto en Europa y Estados Unidos. Como cuenta su hija Clara en Life is a Blessing: A Biography of Jerome Lejeune, se declaró en contra y se le cerraron repentinamente todas las puertas, desapareció hasta el punto de que nadie lo entrevistó cuando hizo su descubrimiento:

Creo que en 1971 fue a Estados Unidos y realizó un discurso en el National Institute for Health y después de esto mandó un mensaje a mi madre diciendo: «Hoy he perdido mi Premio Nobel». En el discurso habló sobre el aborto, diciendo, «ustedes están transformando su instituto de salud en un instituto de muerte».

El proceso está impulsado por la Asociación de amigos de Lejeune. En 2004, Fiorenzo Angelini, Presidente del Consejo Pontificio para la Pastoral de la Salud solicitó formalmente la incoación del proceso, en el décimo aniversario de la muerte del científico. La fama de santidad aconsejó abrir el proceso en 2007.

Años antes, en 1997, Juan Pablo II, en la JMJ de París, acudió a rezar ante la tumba de su amigo y primer presidente de la Academia Pontificia para la Vida.

Lejeune soñaba con curar el «síndrome de Down», para ello creó una fundación que a día de hoy continúa su trabajo. Como contaba su hija en una entrevista el año pasado:

Mi padre quiso crear esta fundación cuando todavía estaba vivo, porque él sabía que tendría que retirarse y quería que su investigación continuase. Al principio fue su proyecto. El día antes de morir, fui a verlo y me dijo que estaba muy triste por sus pacientes, porque ellos no entenderían que los había tenido que dejar. Dijo: «los estoy abandonando y ellos no van a entender porque ya no estaré con ellos nunca más».

Yo le contesté: «Ellos lo entenderán. Lo entenderán mejor que nosotros». Y me dijo: «No, ellos no lo entenderán mejor, pero si más profundamente». Y después de esto, cuando él murió, nosotros pensamos que podríamos hacer algo más por ellos.

Después de año y medio pusimos en marcha una fundación dedicada al la investigación y tratamiento no sólo del síndrome Down sino también de otros síndromes de enfermedades mentales de origen genético. Creamos un centro en Francia de investigación genética y tenemos un comité que distribuye las ayudas a los diferentes grupos que están en todo el mundo.

Hemos fundado 60 proyectos con 32 equipos en los Estados Unidos, y estamos en proceso de comenzar una fundación en los Estados Unidos que se encargará de más investigación y tratamiento.

El tratamiento real no existe en la actualidad, ya que los investigadores están trabajando en solucionar este problema genético. El patrimonio genético de los niños es correcto, simplemente se repite como un disco rallado. Mi padre siempre decía que un niño con síndrome Down es más niño que otros; es cómo si no estuviese acabado del todo. Así que si ese gen pudiese ser silenciado el niño podría ser normal.

Y este es realmente el futuro de la medicina, reparar el código genético. Por tanto no es descabellado que podamos tratarlos algún día. La dificultad estriba en que se gasta mucho dinero en realizar el diagnóstico y en matarlos, hasta tal punto que si pudiéramos tener sólo un 10% de este dinero para investigación, podríamos ya haber conseguido la cura.

Instituciones y gobiernos no es que estén apoyando poco, es que van por caminos diametralmente opuestos. Países como Dinamarca se han marcado el objetivo de conseguir eliminar el síndrome. Eso sí, por el famoso método de eliminar a todos los afectados; quieren conseguir la «sociedad perfecta» en 2030. Por experiencia puedo contar que en España no le vamos a la zaga, tanto por los altos índices de niños asesinados como por la mentalidad eugenésica que se está instalando.

Uno de los síntomas más claros es que ya prosperan las demandas por «nacimiento injusto». Terrorífico nombre. Quedan lejos de las cifras USA, 4,5 millones de dólares, y acá tienen que conformarse con 280.000 €.

Como, por encima de demás consideraciones, esto es un problema de conversión, es un buen momento para pedirla, por la intercesión del Lejeune:

Oh Dios, que has creado al hombre a tu imagen y le has destinado a compartir Tu Gloria, te damos gracias por haberle dado a tu Iglesia el profesor Jerónimo Lejeune, eminente servidor de la vida.

Él supo poner su penetrante inteligencia y su fe profunda al servicio de la defensa de la vida humana, especialmente de la vida en gestación, en el incansable empeño de cuidarla y sanarla. Testigo apasionado de la verdad y de la caridad, supo reconciliar, ante los ojos del mundo contemporáneo, la fe y la razón.

Concédenos por su intercesión, según tu voluntad, la gracia que te pedimos, con la esperanza de que pronto sea contado entre el número de tus santos.
Amén.

Con aprobación eclesiástica
Mons. ANDRÉ VINGT-TROIS
Arzobispo de París

Se ruega comunicar las gracias recibidas a :
Postulation de la cause de béatification et de canonisation du Serviteur de Dieu Jérôme Lejeune Abbaye Saint-Wandrille
F- 76490 SAINT-WANDRILLE - FRANCIA

Ora pro nobis.

sexta-feira, 21 de março de 2025

Rezar pelos mártires, “a elite da Igreja”,

 


Fundação AIS
Rezar pelos mártires, “a elite da Igreja”, é a proposta da Fundação AIS para os portugueses nesta Quaresma

Rezar pelos mártires“a elite da Igreja”, é a proposta da Fundação AIS para os portugueses nesta Quaresma

Lisboa, 20 de Março de 2025 | Paulo Aido

Nigéria, Paquistão, Burquina Fasso, Moçambique, Médio Oriente... Em muitos países e regiões do mundo os cristãos são perseguidos e discriminados por causa da sua fidelidade a Jesus. Para os ajudar, a Fundação AIS está a promover nesta Quaresma uma grande campanha de oração e de solidariedade e milhares de portugueses estão a receber em suas casas uma pequena revista em que se recordam histórias de homens, mulheres e crianças que têm vivido a sua fé até ao limite, até ao martírio.

O que têm em comum o padre Thaddeus, as Irmãs Appollonia, Aparecida, Georgina e Samar Mikha ou o padre Edegard? Todos eles sabem por experiência própria o que significa a perseguição aos cristãos, o que significa ajudar famílias forçadas a fugir de terroristas, de multidões em fúria, o que significa dar conforto a quem perdeu tudo o que tinha.


Nigéria, Paquistão, Burquina Fasso ou Moçambique, são apenas alguns dos países onde a comunidade cristã mais tem sofrido nos últimos anos, a par do Médio Oriente. Para sensibilizar a opinião pública para esta realidade que tantas vezes ainda é desconhecida, e para apoiar concretamente a Igreja que nestes países e regiões permanece lado a lado com as populações em maior sofrimento, a Fundação AIS lançou uma grande Campanha nesta Quaresma.


Ao longo destes dias, milhares de portugueses estão a receber em suas casas uma pequena revista em que se recordam histórias de mártires, de homens, mulheres e crianças que têm vivido a sua fé até ao limite, até ao martírio. Como recorda a directora do secretariado nacional da AIS, “os mártires têm sido a elite da Igreja, aqueles que deram a vida por amor a Cristo, testemunhando a sua fé até ao último instante”. Esta realidade, alerta ainda Catarina Martins de Bettencourt, “não pertence ao passado e em muitas partes do mundo, os Cristãos continuam a ser perseguidos, torturados e assassinados simplesmente porque acreditam em Jesus”.


UM DESAFIO PARA OS PORTUGUESES


É para eles que a Fundação AIS promove a sua campanha nesta Quaresma. Uma campanha que procura ser também um desafio para que os portugueses compreendam que a perseguição religiosa é algo de concreto, real, que acontece nos dias de hoje e que exige a nossa maior solidariedade.


“Se estivéssemos no lugar deles, até onde iríamos para defender a nossa fé? Teríamos força para resistir?”, pergunta Catarina Bettencourt, lembrando que estas questões não são opção, não são uma escolha para os cristãos que vivem nestes países. Esta é a dura realidade de todos os dias.


E é para ajudar estes cristãos que são “a elite da Igreja”, que a Fundação AIS está a mobilizar os portugueses. Rezar por eles e ajudá-los activamente é a proposta da Campanha da AIS para esta Quaresma. Uma Campanha destinada a reforçar o auxílio a comunidades concretas, como tem acontecido com os deslocados vítimas do terrorismo em Cabo Delgado, Moçambique, e que têm recebido ajuda de emergência; ou com apoio jurídico e social para meninas vítimas de casamento e conversões forçadas no Paquistão; ou ainda, por exemplo, para crianças de famílias cristãs que foram forçadas a fugir da Planície de Nínive, no auge da violência jihadista no Iraque no Verão de 2014.


CAMPANHA GLOBAL


Esta é uma Campanha global. Além de Portugal, todos os 23 secretariados da Fundação AIS, espalhados pelo mundo, estão mobilizados no mesmo propósito. Regina Lynch, presidente executiva internacional da AIS explica que se pretende “reforçar a presença da Igreja em lugares onde a fé está a ser atacada”. Para isso, explica, pretende-se promover inúmeros projectos. É o caso da “construção ou reconstrução de edifícios da Igreja e outras estruturas, de programas de cura de traumas, do apoio à formação de padres e religiosos e da ajuda de emergência a comunidades de cristãos deslocados”. Tudo isto para que “a esperança não se extinga”, diz Regina Lynch.


Além disto, e por ser fundamental também o diálogo inter-religioso para a construção da paz“a Fundação AIS está a promover projectos que fomentam o entendimento entre as diferentes comunidades religiosas”, diz ainda a responsável. “A reconciliação é um caminho essencial para evitar novos casos de perseguição e para construir sociedades mais justas e fraternas”, conclui Regina Lynch. [LER MAIS +]

Do Médio Oriente a África, há um clamor imenso por justiça, há um apelo constante por ajuda. Os Cristãos são perseguidos e precisam de esperança. É para lhes dar esperança que a Fundação AIS está a promover esta Campanha nesta Quaresma. Uma Campanha de oração e de solidariedade para com estes cristãos que são, sem sombra de dúvidas, a elite da Igreja.

Mensagem de Mons. Christory, Bispo de Chartres

 


Avec nos sentiments et notre volonté, comment aimer Dieu et les autres ?

Message #322 du vendredi 21 mars 2025

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Portail Nord de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, de Melchisédech au Roi David, en passant par Abraham prêt à sacrifier Iaac, Moïse et Aaron.



Comment ne pas vous partager notre joie qui perdure à la suite de tant de personnes qui sont entrées en carême avec l’Église catholique dans toute la France ? Nous savons que des jeunes ont été encouragés par des amis qui ne cachent pas leur foi en Jésus-Christ, en diffusant l’invitation sur Tik-Tok ou Instagram. Le besoin de sens et de repères, la redécouverte des racines chrétiennes de leur famille poussent ces personnes à frapper à la porte. À Saint Maurice, église du centre-ville de Lille, l’assemblée est passée de quatre cents à mille personnes et une quinzaine ont demandé le baptême après la célébration. Mes amis, il se passe quelque chose de surprenant que nous accueillons avec modestie et humilité mais aussi espérance et prière. Nous verrons si cela perdure, réjouissons-nous et accueillons chacun dans nos églises chaque dimanche. 

 

Si vous êtes catéchumènes, je voudrais vous dire combien votre présence et votre désir de Dieu touchent les baptisés. Les chrétiens sont à vos côtés et ils prient pour vous durant le carême. En principe trois dimanches de suite, vous retrouvez votre communauté pour les scrutins. 

 

Si vous connaissez un catéchumène, soutenez-le et dites-lui que vous priez pour lui ou pour elle. L’accueil par nos communautés paroissiales devrait être total pour ces futurs chrétiens, et je compte sur chacun lors des scrutins. Ces scrutins sont une précieuse occasion de prier avec et pour nos frères et sœurs catéchumènes. Quels sont ces scrutins ? Le verbe « scruter » évoque un regard qui regarde avec attention à l’intérieur d’un objet. Ici, les scrutins sont des prières d’exorcisme qui scrutent la vie d’une personne et soutiennent sa détermination en vue du baptême dans la dernière ligne droite avant la vigile de Pâques. En effet, il est fréquent qu’il faille s’armer de courage et de persévérance pour demeurer en Dieu et ne pas être détourné du but. Lors du rituel, le célébrant prie l’Esprit Saint de venir conforter ce qui est bon dans la personne et ôter le mal qui perdure en elle. C’est une prière de libération dont il ne faut pas minimiser l’importance. Le combat spirituel est une réalité et les démons cherchent à éloigner ceux qui s’approchent de Jésus-Christ. Les trois scrutins sont célébrés les troisième, quatrième et cinquième dimanches du carême. 

 

Ensemble n’oublions pas la demande de Jésus de prier afin de vaincre le mal, cherchons le bien et le beau, adorons Dieu le Très-Haut dans sa Gloire, prions avec les anges et les saints pour notre Église en mouvement. Un prêtre me partageait l’expérience de sa vie et disait : « jamais l’amour de Dieu ne m’a manqué ». Tous nous devrions pouvoir en faire l’expérience. Quelle joie de vivre ainsi notre vie dans la lumière d’un tel amour. « Dieu est amour » (1Jn 4,8), voici ce que nous devons dire sur les toits afin que tous l’entendent. 

 

Le nouveau chrétien apprend à vivre en présence de Dieu, encouragé par ses sentiments envers lui, tout en mettant en œuvre sa volonté et sa raison. J’avais, dans un message précédent, parlé de l’éducation de la conscience des enfants en vue de former leur capacité à discerner les actes bons des actes mauvais, pour engager leur volonté vers le bon choix. Cette mission éducative continue à tous les âges, et particulièrement lors de l’adolescence. Les gens consultent énormément les réseaux sociaux où leur sensibilité est sollicitée par les like que l’on se distribue ou non pour approuver les vidéos visionnées. Dans la vie spirituelle, chacun recherche des marques sensibles d’approbation afin d’obtenir la reconnaissance des autres. Ce ressenti est le premier critère pour alimenter ce besoin de reconnaissance, avant de prendre du recul grâce à la raison. 

 

Les sentiments sont importants, ils éclairent la vie, encouragent la relation aux autres, ils mettent en garde face au danger, ils modèrent les prises de risque, ils font aimer son prochain. Mais les sentiments sont-ils le signe ultime de l’amour ? Le catéchisme de l’Église parle des passions et des sentiments en ces termes : « les sentiments ou passions désignent les émotions ou mouvements de la sensibilité, qui inclinent à agir ou à ne pas agir en vue de ce qui est ressenti ou imaginé comme bon ou comme mauvais » (CEC 1763). Jésus-Christ dit que c’est du cœur de l’homme que peuvent jaillir les pensées perverses (Cf. Mc 7,21), et qu’elles rendent l’homme impur. C’est surtout du cœur bon de l’homme que viennent les sentiments de compassion, de miséricorde et de gratitude quand cet homme cultive l’amour en lui et que Jésus-Christ est accueilli comme source de bien en soi. Le cœur de l’homme est créé pour cet amour. Le catéchisme précise que « la passion la plus fondamentale est l’amour provoqué par l’attrait du bien ». Il affirme aussi que « l’amour cause le désir du bien absent et l’espoir de l’obtenir. Ce mouvement s’achève dans le plaisir et la joie du bien possédé. » Les sentiments créent le lien entre la vie sensible et la vie de l’esprit. Notre esprit, que la raison sollicite, cherche à gérer les mouvements sensibles qui provoquent en nous ces sentiments. Chacun apprend à engager sa volonté pour laisser libre court à ces sentiments ou pour discerner comment agir selon les situations. L’amour ne peut pas être réduit au seul mouvement des sentiments favorables et émotionnants dans nos relations. La volonté est mise en mouvement pour discerner le bien fondé des sentiments et pour aller plus loin dans la relation avec votre conjoint ou votre ami. « Aimer, c’est vouloir du bien à quelqu’un » disait saint Thomas d’Aquin. Si cela est vrai pour les relations interpersonnelles, par exemple dans le choix d’un partenaire de vie, c’est aussi vrai pour notre relation avec Jésus-Christ. Sa vie rapportée par les évangiles et les écrits des saints peut nous émouvoir et susciter des sentiments forts. Ces sentiments aident à aimer Jésus et à le suivre. Pourtant, il est nécessaire au croyant d’utiliser sa raison pour réfléchir aux enjeux de la foi vécue au quotidien et engager sa volonté pour aimer, être fidèle, transformer le don de Dieu en charité envers autrui. Ainsi, lorsque le ressenti de la présence de Dieu s’estompe parfois jusqu’à disparaître, nous ne mettons pas en doute sa présence et son action dans notre vie. Nous nous fions à l’expérience passée qui confirme la permanence de l’agir du Saint-Esprit. 

 

C’est certes un long apprentissage à vivre dans le silence de la prière. Les grâces sensibles sont souvent un cadeau fait par l’Esprit aux commençants dans la foi, nos catéchumènes par exemple. Ensuite, la foi s’approfondit dans la fidélité, signe objectif de notre amour, et parfois dans la sécheresse. Dieu est là mais il se fait discret. Nous apprenons à lui parler, à lui dire notre attachement, à durer en sa présence cachée. Il n’est pas dans le fracas ou le vent, mais dans le souffle d’une brise légère. Il nous faut apprendre à l’écouter. 

 

Nous sommes sensibles et c’est bien normal, il en va de notre humanité. Que faire de nos émotions ? Notre chemin spirituel nous permet de les vivre plus sereinement et de les orienter vers le bien. Le Christ nous propose la sainteté comme chemin de vie. Comment faire ? N’est-ce pas engager notre raison afin d’agir volontairement selon un bon discernement en vue du bien des autres ? En nous, sentiments et volonté se succèdent pour réaliser le bien attendu par Dieu : c’est bien lorsque nous faisons la volonté de Dieu que nous sommes réellement heureux. Toutes les composantes de l’homme, son cœur, son esprit, son corps et son âme prennent part à cette quête du bien, pour vivre dans la lumière et accomplir notre vocation à la sainteté. L’unité de vie nous protège du malin qui profite des failles internes pour déstabiliser nos vies et nous tenter. Dans l’éducation des enfants et des jeunes, la vie des saints et des saintes est très inspirante puisqu’ils ont réussi cette unification en vivant à la suite du Christ. Faire découvrir ces vies magnifiques est une nécessité : chacun sera marqué par un ou des saints qui le marque plus en raison de leur vie concrète et des enseignements qu’ils ont laissés. Par exemple, comment ne pas être admiratif de saint Paul pour son zèle missionnaire et de saint Pierre pour son courage ? De saint Vincent de Paul et sainte Teresa de Calcutta pour leur charité ? Ou encore de sainte Thérèse d’Avila et de sainte Thérèse de l’enfant Jésus pour leur vie contemplative ? Personnellement j’aime saint Philippe Néri pour sa joie. Nous avons tant d’amis au Ciel. 

 

Prions maintenant pour être unis les uns aux autres en ce temps de carême. Gardons notre joie et notre attachement au Christ pour vivre de la Parole personnellement, en couple et en famille, au sein de nos équipes. Comme les premiers chrétiens, nous persévérons dans « l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Act 2,42). Ne sommes-nous pas une Église toujours naissante, vivant au sein d’une société en mouvement, accueillant une nouvelle génération de chrétiens ? Pensons à ces jeunes qui sont touchés par le Christ et qui recherchent des témoins de sa présence. Offrons-leur notre prière et notre accueil. 

 

Notre-Père.

Prière à Jésus flagellé, par l'Abbé Désiré-Hippolyte Pinart (1806-1854)

Pourrais-je, mon doux Sauveur, douter encore de votre Amour, quand je Vous vois tout couvert de plaies et tout en sang ? Non sans doute, car...